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Challenge AZ 2018 – Vie adulte de mes AAGP

Voici la deuxième partie de mon Challenge AZ 2018, qui concerne mes arrière-arrière-grands-parents (AAGP). Je m’intéresse désormais à leur vie adulte.

Après avoir évoqué l’origine et l’enfance de mes AAGP, on arrive à leur mariage, étape fondatrice de leur nouveau foyer.

En moyenne, ils avaient 27 et 24 ans à leur mariage, un âge classique au XIXe siècle dans les familles rurales. Quelques exceptions sont indiquées dans l’image interactive. Chacune de mes AAGM était plus jeune que son mari.

À noter que dans cette génération, on retrouve très peu de consanguinité avérée, malgré la vie dans des petites communautés.

Mes AAGP ont eu en moyenne 4 enfants, mais avec de grandes disparités selon le milieu.

Mes AAGP paternels (jusqu’à Marianne Anaïs MOREAU) sont plus modestes et ont eu 7 enfants en moyenne. Mes AAGP maternels ont eu 2 ou 3 enfants seulement, ce qui laisse supposer le début du contrôle des naissances.

La génération précédente avait en moyenne 7 enfants.

Mes AAGP parlaient différents dialectes : le picard et le bourguignon, relativement proches, le breton, et le vénitien.

Mais on peut imaginer que mes AAGP français parlaient aussi la langue nationale pour la plupart d’entre eux. En France, l’école devient + fréquente au XIXe siècle, et le français progresse. En Italie, par contre, l’unification du pays étant tardive (1860), les dialectes restent majoritaires pendant tout le XIXe siècle.

Mes AAGP restent une génération qui a peu migré, même si certains font exception.

C’est notamment le cas de François TAILLANTER qui a été amené à faire environ 1700 km. Si les premiers 135 km ont en réalité été effectués par ses parents quand il était jeune, comme son épouse Marie Françoise RIOU (165 km), le reste de ses migrations est dû à son travail de terrassier et de poseur aux chemins de fer.

Mes AAGP ont souvent exercé plusieurs métiers, parfois dans des domaines différents.

La plupart ont été des exploitants de la terre, à des statuts divers (domestiques, journaliers, cultivateurs ou propriétaires). Mais plusieurs ont aussi été des commerçants, surtout dans ma branche maternelle. Le secteur du textile était également encore très présent dans le Nord au XIXe siècle.

Les 3/4 de mes AAGP ont perdu au moins un parent avant d’avoir 30 ans, et 42% d’entre eux sont même orphelins (ils ont perdu 1 ou leurs 2 parents pendant l’enfance). Ce chiffre est comparable à la génération de leurs parents (41%).

Mon AAGP Louis RUELLE est celui qui a perdu ses parents le plus tard : il avait 48 ans au décès de sa mère (qui est morte à 80 ans) et 65 ans au décès de son père (qui est mort à 82 ans, mais il n’avait que 18 ans d’écart avec Louis et l’a reconnu pendant son enfance).

15 patronymes me sont connus sur les 16 portés par mes AAGP.

Sans surprise, les patronymes de mes AAGP du Nord et de Bretagne sont très locaux. Certains patronymes de mes AAGP du Veneto sont plus caractéristiques de l’Italie du Nord en général, où ils sont beaucoup portés.

En revanche, les patronymes de mes AAGP de Côte-d’Or viennent davantage de Champagne et de l’ouest de la France, sans qu’il ne s’agisse d’une migration de leurs ancêtres.

Mes AAGP avaient en majorité un prénom composé, et 43% d’entre eux portaient le prénom Marie (fréquent également pour les hommes en Bretagne).

Pour le reste, les prénoms restent en majorité classiques mais on voit la diversification qui apparaît partout au XIXe siècle, avec des prénoms plus originaux comme Uranie ou Eugénie Napoléonne.

Globalement, mes AAGP ont été veufs à un âge avancé, après 60 ans pour la plupart d’entre eux.

Cela explique que seulement un de mes AAGP s’est remarié, alors qu’il a perdu sa première épouse à 36 ans. Les autres n’ont pas ressenti la nécessité de se remarier, ayant des enfants plus âgés.

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